Archives de Catégorie: Dans le Rétro

Jean-Louis Foulquier, l’éclaireur musical

Jean-Louis Foulquier lors de la 25e édition des Francofolies en 2009. Crédit photo: Pierre Andrieu/AFP

Jean-Louis Foulquier lors de la 25e édition des Francofolies en 2009. Crédit photo: Pierre Andrieu/AFP

Le fondateur du festival des Francofolies et figure incontournable de France Inter, mort à l’âge de 70 ans d’un cancer, laisse à la postérité la découverte d’un continent d’artistes français et une montagne de souvenirs musicaux.

Avec sa voix chaleureuse, profonde, enveloppante, il a bercé de nombreuses générations d’auditeurs. C’est une des grandes figures de la radio qui s’en va en la personne de Jean-Louis Foulquier. Lire la suite

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Albert Camus, l’Homme révolté

Albert Camus (1913 - 1960) journaliste redacteur en chef du journal Combat de 1944 a 1947 militantisme lecture du journal En Avant ! journal de l'Armee du Salut au Deux Magots en 1945. Crédit photo : René Saint-Paul/Rue des Archives

Albert Camus (1913 – 1960) journaliste rédacteur en chef du journal Combat de 1944 a 1947 militantisme lecture du journal En Avant ! journal de l’Armée du Salut au Deux Magots en 1945. Crédit photo : René Saint-Paul/Rue des Archives

Il y a cent ans naissait Albert Camus, un des plus grandes figures de la littérature française. 47 ans d’une vie d’engagements, dont quelques épisodes emblématiques sont ici racontés à travers quelques photographies. Lire la suite

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Bowie au firmament

Bowie

8 janvier 2013, une comète refait son apparition dans le ciel musical. Il faut patienter 76 ans pour revoir Halley. Il n’aura suffit que de dix pour que réapparaisse le corps céleste de Bowie, portant dans sa traînée argentée un titre, Where Are We Now ?, et la promesse d’une nouvelle ligne dans une discographie déjà galactique, avec l’album The Next Day. Lire la suite

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Clic-Clac, c’est dans la boîte

Diaporama. De Strasbourg à Belle-Ile, de Paris à Marseille en passant par Lyon, ces photos illustrent à leur manière notre année 2012, d’un point de vue très personnel. Elections présidentielles, paysages urbains et balnéaires, concerts, expositions, un seul mot d’ordre : avoir été là à cet instant précis pour le revivre aujourd’hui.

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Photographies réalisées par Mathieu Rollinger

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2012 dans le rétro

Surprises, espoirs, consécrations, déceptions, scandales, l’année 2012 a été particulièrement riche. The Wall en a profité pour grandir, s’affirmer. Voici notre best of 2012 avec dix classements.

Pour illustrer 2012, nous avons choisi un cliché de Rémi Ochlik sur l'Egypte, en guise d'hommage.

Pour illustrer 2012, nous avons choisi un cliché de Rémi Ochlik sur l’Egypte, en guise d’hommage.

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  1. La guerre en Syrie, qui en 21 mois de conflit a fait 45 000 morts, dont le photographe Rémi Ochlik, tué par un attentat le 22 février dernier.
  2. L’affaire Merah, soit la folie d’un extrémiste religieux coûtant la vie à 7 personnes dont 3 enfants
  3. Les Pussy Riot, ces trois russes qui ont osé défier l’irréprochable Vladimir Poutine, et le collectif Femen, nouvelles militantes féministes.
  4. Le naufrage du Costa Concordia, sur les rives de l’île du Giglio, alors qu’on se demande toujours comment s’est débrouillé le commandant Schettino.
  5. Les J.O. de Londres et les 34 médailles françaises.

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  1. François Hollande, slameur de l’année, avec « Moi, président de la République« .
  2. Jean-Luc Mélenchon, agitateur politique insatiable, terreur des journalistes et des majorités électorales.
  3. Jean-Louis Borloo, pour le covoiturage aux présidentielles (je prend la route, mais au final, je vais plutôt partager les frais avec Sarkozy) et son talent pour les créneaux (création de l’UDI).
  4. Manuel Valls, qui aurait pu être aussi remarquable en 2011 dans le gouvernement Fillon.
  5. Emmanuel Maurel, le nouveau poulain du PS, un air de Hollande, les idées de Montebourg et de Hamon.

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  1. Barack Obama, twittos star et barrage anti-mormon.
  2. Mario Monti, que les Italiens devront départager avec Berlusconi dès 2013… Un choix cornélien entre la sortie de crise économique et une dégénérescence assurée ?
  3. Aléxis Tsipras, leader du parti Syriza et symbole de la gronde populaire grecque face à la crise.
  4. Xi Jinping, nouvel homme fort du PC chinois depuis l’automne et futur maître du monde, avec la transparence typique du coin.
  5. Macky Sall, nouveau président sénégalais, qui a renversé le vieil Abdoulaye Wade, et remet un peu d’ordre dans le pays.

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  1. Le site de Florange d’Arcelor Mittal lâché par Lakshmi Mittal, malgré les efforts du gouvernement pour sauver la sidérurgie lorraine.
  2. Les élections à l’UMP et l’affrontement Copé-Fillon qui vire au psycho-drame, après des résultats contestés.
  3. Les affrontements à Notre-Dame-des-Landes entre CRS et opposants au projet d’aéroport voulu par Jean-Marc Ayrault dans son ancien fief.
  4. Lance Armstrong déchu de ses titres sur le Tour de France après avoir été condamné pour dopage après tant d’années.
  5. Monsanto, le géant de la biochimie agroalimentaire, condamné après plusieurs cas avérés d’intoxication aux herbicides et pesticides.

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  1. An Awesome Wave de Alt-J (Δ), renaissance pop de l’année et remède ultime contre la morosité.
  2. Django Django de Django Django, de l’entrain, de l’harmonie et un sacré culot.
  3. Tetra de C2C, où la virtuosité des quatre DJ nantais s’exprime sur plusieurs pépites électro.
  4. Coexist de The XX, la beauté froide et minimaliste par excellence.
  5. Grrr! de The Rolling Stones, juste pour le kiff de rassembler comme sur un album Panini leurs chansons galactiques.

Live et spectacleshaka-ponk-couvre-feu-2011

  1. Shaka Ponk (aux Solidays), une énergie ahurissante pour un régal multisensoriel .
  2. The Black Keys (au Zénith de Paris) avec un déferlante de tubes méchamment rock.
  3. C2C (à la Rockhal de Belval, Lux.), pour leurs mixs ébouriffants sortis de leurs bottes secrètes pour surprendre un public électrique.
  4. Airnadette (aux Solidays), parce qu’ils réalisent le rêve de tous les artistes de salle de bain.
  5. Zebda (aux Solidays) parce que, eux, ils ont la technique pour faire monter la température et tomber les chemises.

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  1. Skyfall de Sam Mendes, pour un James Bond de haut vol et un générique parfait.
  2. On the Road de Walter Salles, adaptation du roman de Jack Kerouac.
  3. De Rouille et d’Os de Jacques Audiard, une fable contemporaine, avec un Matthias Schonaerts remarquable.
  4. Cosmopolis de David Cronenberg, sur le monde de la finance nervosé et destructeur, incarné par Robert Pattinson.
  5. Holy Motors de Leos Carax, un subjuguant objet d’art illustrant les différentes facettes enfouies dans un personnage.

Emission téléviséehanouna

  1. Touche pas à mon Poste, France 4 puis D8, une revue du petit écran dans la bonne humeur avec Cyril Hanouna et sa bande.
  2. Des Paroles et des Actes, France 2, l’arène médiatique par excellence des  élections présidentielles.
  3. Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde, Arte, documentaire de Jérôme Fritel apportant la lumière sur de nombreuses zones d’ombre.
  4. Le Palmashow, Direct 8 puis D8, avec les aventures d’un duo (Ludig-Marsais) au gré de leurs personnages loufoques et leurs parodies réussies.
  5. Le Petit Journal, Canal +, désormais un classique, qu’on le veuille ou non.

Sportif, sportive ou équipe sportivecamille-muffat_reference

  1. Camille Muffat et ses trois médailles à Londres, à égalité avec les relayeurs vainqueurs du 4x100m (Agnel, Gilot, Leveaux, Lefet).
  2. Les Experts du handball qui conservent leur titre olympique.
  3. Félix Baumgartner, qui a space-jumpé depuis la stratosphère.
  4. Bradley Wiggins en jaune sur le Tour de France et en or à Londres.
  5. LeBron James enfin sacré, autant en NBA avec les Heats de Miami qu’avec la Dream Team américaine aux J.O / Le XV de France invaincu après ses matchs-tests d’automne.

Tête à claquejean-francois-cope

  1. Jean-François Copé. Inutile d’en rajouter.
  2. Bernard Arnault. Inutile d’en rajouter, une fois.
  3. Valérie Trierweiler. Inutile de préciser #MmelaPrésidente.
  4. Frigide Barjot, leader médiatique des anti-mariage gay aux relents homophobes.
  5. Mohamed Morsi, qui a abusé de l’élan démocratique en Egypte pour s’emparer autoritairement du pouvoir, du Moubarak avec la charia en supplément.

Mathieu Rollinger

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We can’t believe the news this Sunday

Il y a 40 ans, un incident poussa le conflit nord-irlandais dans l’horreur, à la limite du génocide. De cette année 1972, tant de questions restent à élucider.

Derry, Bogdside, Irlande du Nord. La simple évocation de la situation géographique pose le cadre du drame qui va suivre. Les manifestants nord-irlandais pacifistes défilent dans les rues pour demander l’égalité des droits entre les catholiques et les protestants et tombent nez à nez sur des forces armées britanniques. Quatorze morts, dont sept adolescents, ont été tués sous le feu du 1er Bataillon du Régiment de Parachutiste du Royaume-Uni.

Bloody Sunday

Domhnach na Fola

Longtemps, les enquêtes sont contestées. Le gouvernement britannique a mis du temps à reconnaître ses méfaits, accusant l’IRA. David Cameron, premier ministre, a reconnu, suite au rapport du 15 juin 2010, la responsabilité des parachutistes et a présenté des excuses officielles. Le conflit nord-irlandais, opposant les catholiques et les protestants, est aujourd’hui suspendu au cessez-le-feu de 1998 et l’accord du Vendredi saint.

Plus: Belle infographie du Monde sur le sujet

Mathieu Rollinger

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Caufield, l’attrape-cœur de JD Salinger

Il y a deux ans, Jerome David Salinger s’éteignait à l’âge de 91 ans. L’auteur américain de L’Attrape-Cœur a vécu sa vie à travers son personnage Holden Caufield. Ou comment la carrure d’un écrivain peut se confondre avec les frêles épaules d’un adolescent en perte de repère.

JD Salinger

JD Salinger (1919-2010) - Photo Inrocks

Déambuler dans les rues new-yorkaises. S’échapper d’un monde de contraintes matérielles et carriéristes. Ouvrir les yeux sur qui on est. Et s’apercevoir que sans aucun repère, la seule chose qui nous retienne, c’est le vide. Les pérégrinations du jeune Holden Caufield sont certes romancées mais terriblement calquées sur le parcours de son père : JD Salinger. Holden est tout sauf un garçon normal, il est ce que l’on appelle un marginal. La façon dont petits détails insignifiants l’interpellent n’a d’égal que son dégoût de l’être humain. Une façon de tenir à distance les sentiments qui ne sont rien d’autre qu’une entrave à un envol sans remords. Salinger a préféré couper les ponts avec son père, a été le « pire étudiant d’anglais » de l’académie militaire de Valley Forge, selon un de ses professeurs, et n’a pu supporter les violences extrêmes des combats auxquels il prit part dans la 4e division d’infanterie américaine entre 1942 et 1945, hospitalisé pour stress post-traumatique. Un parcours qui a largement participé à la construction de son personnage, né en 1942 dans l’histoire Slight Rebellion off Madison, parue dans le journal New Yorker. Salinger a voulu lui donner le premier rôle dans son œuvre majeure, L’Attrape-Cœur (Catcher in the Rye en version anglaise), sorti en 1951.

Couverture de l'Attrape-Coeur (1951)

Est-ce le fait d’avoir couché sur le papier les aventures d’un adolescent qui lui ressemble outrancièrement qui lui a fait prendre conscience de ses déboires?  Quoi qu’il en soit, c’est après son succès littéraire qu’il commence à se renfermer sur lui-même. Il se méfie énormément de quiconque essaye de se rapprocher du mythe qu’il est devenu et qu’il refuse d’être. Avide de liberté, arrivé à son apogée, il ne voit autour de lui que le ravin.  Dans les dernières pages du livre, Holden refuse d’évoquer son présent alors qu’il est admis dans un hôpital psychiatrique. Une prison de verre qui ressemble fortement à la demeure de Cornish dans le New Hampshire, où est reclus Jerome David depuis 1953. Sa dernière publication, parue dans le New Yorker, est datée de 1965. Après, silence radio. En 1978, il déclare avoir bouclé un « long livre romantique se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale« , une déclaration toujours pas vérifiée. Alors que Holden Caufield continue d’exposer sa crise existentielle à  plusieurs générations de lecteurs admiratifs, Salinger lui est entré dans la postérité par la petite porte, isolé du reste du monde le 27 janvier 2010.

Mathieu Rollinger


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Rhapsodie pour Mercury

20 ans après la mort de Freddie Mercury, le souvenir du célèbre chanteur reste encore vivace dans les mémoires des fans et des mélomanes.

Né le 5 septembre 1946, le destin Farrokh Pluto Bulsara, alias Freddie Mercury, était tracé. Des son enfance, le chanteur de Queen, prend des cours de pianos et  chante dans des chorales en Inde, d’où il est originaire. Le jeune prodige prend très tôt goût pour l’art de la musique et de la scène. Il intègre son premier groupe de musique The Hectics en 1958. C’est à cette époque qu’il prend le nom de Freddie. A son arrivée en Angleterre, il est beaucoup influencé par des grands noms de la musique, Hendrix, les Beatles et Elvis Presley. Il y suit des études d’art au Ealing Art College et il se trouvera influencé par le quartier de Kensington où il vie en permanence avec l’effervescence culturel et côtoie l’élite intellectuelle et artistique de Londres. Après quelques aventures aux côtés des groupes Ibex, Wreckage et Sour Milk Sea, Mercury contact le groupe Smile. Composé de Tim Staffel, bassiste, chanteur et ami de Freddy, Brian May, le guitariste et le batteur Roger Taylor. Le groupe avait fait connaissance avec Mercury quelques années auparavant, la vedette de Queen avait toujours gardé un œil sur eux. Le groupe Smile devient officiel en 1970, mais après le départ de Tim Staffel, la composition prend le nom de Queen sous l’impulsion de Bulsara, qui prendra lui officiellement le nom de Freddie Mercury.

Freddie Mercury au Live At Wembley

Queen et son king

Freddie Mercury est sans aucun doute le leader du groupe. Le chanteur lyrique de rock se tourne en parallèle vers une carrière solo en collaboration avec les musiciens de Queen. Ils sortent leur premier album en 1973, Queen, bien accueilli par la critique. Un an plus tard, Freddie décide de révéler au grand jour son homosexualité lors d’un entretien avec le magazine New Musical Express. Le succès de Mercury va de paire avec celui de Queen et très vite il décroche une image emblématique, par son jeu de scène, son talent et son étendue vocale qui couvre trois octaves et demie. Mercury est un ambitieux, un créateur, un artiste. Ce sont ces qualités qui donneront du succès au groupe avec la sortie de A Night At The Opera en 1975. Le titre Bohemian Rasphody apparaitra au fil des ans comme le morceau phare de l’album, intégralement composé et imaginé par Freddie Mercury. Il fera de ce titre l’une des chansons phare du groupe. Les années 70 et 80 sont un succès pour le groupe. Mercury semble vouloir faire une carrière solo. Il sort son premier single solo, Love Kills en 1984. L’année suivante Mercury et ses acolytes se produisent au Live Aid au Stade Wembley, ce concert sera alors la plus grande performance en live de tous les temps. En 1986, sort l’album A Kind of Magic, qui est un énorme succès d’autant plus que certains morceaux illustrent le film Highlander. S’en suit une grande tournée européenne, Magic Tour qui sera la dernière pour le chanteur. Live At Wembley sera l’un de leur plus gros concert. C’est en 1987 que Freddie Mercury apprend qu’il est atteint du VIH, le sida. En 1988, il concrétise son rêve celui d’approcher sa musique de l’opéra avec son second album de sa carrière solo, Barcelona, en collaboration avec la cantatrice Montserrat Callabé.

The Show Must Go On

En 1990-1991, il enregistre ses dernières pistes avec le groupe. Affaibli à cause de la maladie, il montre un courage exemplaire, en continuant d’enregistrer des morceaux avec Queen. Il enregistre notamment Mother Love, The Show Must Go On qui pourrait s’apparenter à une sorte de testament pour son public. Ce dernier ne l’oubliera jamais. Freddie Mercury, malgré les rumeurs qui courent sur sa maladie, est toujours resté debout jusqu’à ce jour du 24 novembre 1991 où il partit, laissant son public orphelin, mais en restant toujours dans leur cœur. Outre les controverses à son sujet, sur sa bisexualité, sa maladie, il était un artiste compétent et doué. Doté d’une grande voix, Freddie Mercury était un rockeur mais aussi un chanteur lyrique. L’opéra était un de ses rêves, il a pu dans Bohemian Rasphody et Somebody to Love coupler son talent rock et lyrique pour composer et chanter ces deux œuvres majeures. Mercury était fait pour la scène, incroyable show man, il pouvait selon David Bowie « Tenir l’assistance dans la paume de sa main« . Il a donné pas moins de 700 concerts à travers le monde entier. Décadent, exubérant, il se donne à fond sur scène, notamment lors du Live At Wembley où il finit le concert habillé d’un manteau rouge, avec de l’hermine, coiffé de la réplique de la couronne royale britannique sous fond du célèbre God Save The Queen. Malgré la mort du chanteur, le groupe a continué de se produire jusqu’en 2009.

Pierre Toussenot

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